HOTEL CANNE A SUCRE
HOTEL CANNE A SUCRE
Le Village de Néguéni

Pendant longtemps, ce territoire fut le " Pays des mossi ". La Haute-Volta est rattachée au Soudan en 1899; Colonisé par la France à la fin du 19ème siècle il prend le nom, en 1904, de colonie du Haut-Sénégal-Niger. En 1919, le gouverneur français Angoulvent institue la Colonie de Haute-Volta, référence faite aux 3 fleuves (Volta noire, Volta rouge et Volta blanche). Le décret du 05 septembre 1932, entrant en vigueur le 1er janvier 1933 la démantèle. Intégrée administrativement par morceaux, elle sera partagée entre la Côte d’Ivoire, le Niger et le Soudan (Mali actuel). Pendant prés de 15 années la Haute-Volta est purement et simplement rayée des cartes de géographie. Le 4 septembre 1947, sur la base d’une proposition de loi du député Lallérêrema Henri Maral Guissou, la Haute-volta est rétablie, dans ses frontières, comme colonie. Les services administratifs sont provisoirement installés à Bobo, qui était jusqu'à cette date, capitale administrative de la Haute Côte d'Ivoire. La Haute-Volta conservera encore son nom pendant 37 ans. Indépendance en 1960. Bien plus tard, le 4 août 1984, la Haute-Volta est rebaptisée Burkina Faso. Drapeau, hymne national, devise seront également changés. Blaise Compaoré est Président de la République depuis 1987.
s potières, le soir.

Un pays très enclavé. Coupé par le 10° de latitude nord, le Burkina, loin de la mer, est un pays très enclavé. Six pays lui sont frontaliers (Mali, Niger, Bénin, Togo, Ghana, C. Ivoire). Deux fois plus petit que la France, le Burkina s’étend sur 274 200 km2. Sa frontière Sud se trouve à plus de 600 km des côtes du Golfe de Guinée. Son absence de relief a toujours facilité les échanges entre les régions voisines. De légers reliefs au Sud-Est et à l’Ouest rompent la monotonie des paysages. Les plus remarquables sont les falaises de Banfora. Ces dernières s’élèvent progressivement à partir de Bobo-Dioulasso, puis longent Banfora et se poursuivent enfin jusqu’à la frontière malienne, à l’Ouest, où culmine à 749 m le mont Téna-kourou, plus" haut sommet" du Burkina faso.

Tourisme dans l'Ouest.

Découvrir un pays, c'est d'abord partir à la découverte de nouvelles références, de nouveaux repères. Pour cela le Burkina s'offre a vous. Il se visite facilement et se raconte aimablement. L’Ouest propose un tourisme d’aventures et de contacts avec une grande diversité des paysages: lacs, cascades, falaises, plaines, abondance relative de la faune sauvage, richesse de son patrimoine culturel et ethnique. La région Ouest, notre région, vous offre, si vous en prenez le temps, un large choix de séjours et de visites: musiques, danses et cérémonies rituelles; architectures Bobo, Dagara, Lobi, Sénoufo; villages pittoresques de Koro, de Niangsogoni, ruines de Loropéni, pics de Sindou, chutes de Tagalédougou (Komoé), cascade de Karfiguéla, dômes de Fabédougou, Réserve protégée de Diéfoula; musée de Gaoua, mosquée de Djérisso. Autant de destinations qui méritent beaucoup plus qu’un simple clic. La falaise de Banfora vaut le détour. L’extrême sud-ouest est remarquable pour ses paysages. Ici, l’eau coule en cascades de fraîcheur. La végétation se fait plus dense, plus verdoyante. En arrivant vers Banfora, les champs de cannes à sucre vertes s’étirent à perte de vue, au pied de longues et hautes falaises ocre et jaune. L’érosion conjuguée de l’eau et du vent a buriné les paysages pour creuser les cascades de Karfiguéla et sculpter dans l'ocre des grès millénaires de drôles de silhouettes, comme les dômes du discret canyon de Fabédougou ou encore les pics fantômatiques de Sindou.

Le Pays Lobi:

Il a su garder toutes ses particularités, parce qu’il s’est toujours opposé vigoureusement à ses envahisseurs. Au plus fort de l’Empire Mossi, les Lobis ont su préserver toute leur indépendance et leur liberté. Aujourd’hui, vous pénètrerez toujours au cœur d’une région particulièrement authentique. La découverte du pays s’avère vraiment intéressante si vous approchez les nombreux rites animistes encore en pratique. Des fétiches protègent les maisons. Des cérémonies d’initiation ont encore lieu. Il est relativement fréquent de croiser des chasseurs, en tenue traditionnelle, dans les rues de Gaoua, l’arc en bandoulière, flèches dans le carquois. Contrairement aux autres ethnies, les cours familiales et les soukalas en banco (maisons familiales à étage), sont espacées de plusieurs centaines de mètres.
Habitation traditionnelle gan

La visite des villes est bien plus intéressante le jour de marché; les dimanches pour Gaoua et tous les 5 jours pour les villages périphériques.

Le musée de Gaoua permet d’apprécier l’art, les coutumes, l’architecture et les sculptures lobi.

Les guides touristiques, (accompagnateurs).

Pour vos balades contactez à Banfora, l’Association des Guides Officiels (AGTCO): (Tél. 70. 23. 57. 05),

Là, demandez "Guy" ou "Abou" (70.74.34.64) ou "Mamadou" (70.27.72.78) ou encore "Issa" (76.59.38.49)

Tarif des visites guidées: 2.500 CFA par site. Groupe de 5 personnes maxi.

Les visites : Vous devrez prévoir un droit d'accès aux sites, payable aux péages.

L'Hôtel Canne à Sucre Banfora.+(226) 20.91.01.07. dispose de ses propres guides, parfaitement formés par l’Office du Tourisme. Ils connaissent bien la région et son Histoire.

A l’hôtel vous pourrez aussi louer vélos, mob, et 4x4 en bon état.

Et en juillet 06 des QUADS seront disponibles pour vos randonnées en brousse.

Les saisons.

Le climat sahélien n’est pas un obstacle. Il fait chaud et sec toute l’année. Température moyenne annuelle 27°C. Vous pourrez néanmoins différencier trois périodes: -Une période (relativement) fraîche, surtout par temps d’harmattan de novembre à février. Une période chaude de mars à juin. Une saison des pluies de juin à octobre avec un maximum pluviométrique en août. Novembre - février est la période la plus favorable pour visiter le pays: après les pluies et avant les fortes températures.
- Lire, en plus.... du Petit Fûté et du Routard, avant, pendant, ou même après votre voyage:

-Burkina Faso 2004. Les Manuguides du Pélican

- Burkina Faso. Sylviane Janin. Guides Olizane.

- Lonely planet West Africa.

- Textes anciens sur le Burkina. Annie Merlet. Ed. Sépia

- Onitsha, et aussi, l'Africain (Mercure de France), 2 beaux Romans de J.M.G. Le Clézio.

- Azziza de Niamkoko. H.Crouzat 1988. Livre de poche.

- Ebène. Ryszard Kapuscinski. 1998 ; Pocket n° 11351

- Le petit train de brousse. Philippe de baleine. Pocket. n° 2539

- Le vieux nègre et la médaille. Ferdinand Oyono. Collection 10/18. n°695.

- La mémoire du fleuve. Christian Dedet. Poche. n°6228.

- L’harmattan. Sembéne Ousman. 75005 Paris.

- Trophées d’Afrique. (1953) Alexander Lake. Presses Pocket.

- Le royaume Gan d’Obiré. Madeleine Père.Sépia.2004.

- Négrologie. Pourquoi l’Afrique meurt. Stephen Smith. (2004) Pluriel. Hachette Littératures.

- Il était une fois dans l’Ouest…africain. Jean Leclerc (2004). Ed.Guédol.

BANFORA et ENVIRONS

Pour visiter la région tous les moyens sont bons. Le 4x4, de préférence, pour sortir des sentiers battus et découvrir le charme de la brousse. Mais aussi le vélo, ou la mobylette pour d’agréables balades, le nez au vent. Dans tous les cas vous serez très rapidement au cœur de la brousse. 15 minutes de piste et quelques grammes de poussière rouge dans les narines, vous voilà déjà au cœur des champs de cannes à sucre, noyés dans une haute et fraîche verdure.

Les chutes de Karfiguéla sont cachées derrière les immenses champs de cannes. A deux pas de Banfora, tout au plus, selon la piste choisie, comptez 15 km. Le dépaysement est assuré. Lorsque vous arriverez au bas des cascades, vous devrez acquitter un droit d’entrée. Garez vous sur le parking payant et gardé. Déjà, vous êtes sous la protection d’énormes manguiers coloniaux dont les longues branches sinueuses sont aussi grosses que les troncs noueux de nos chênes centenaires.
Ici, sous les kapokiers, tout est vraiment beau,
Et les arbres verts font encore de l’ombre à l’eau.

(Alexandrins, quand tu nous tiens!)

La marche à pied vers la cascade est de courte durée, facile et agréable. Vous longez un peu la Koba, une discrète rivière sombre et violette, sur votre gauche. Continuant de vous enfoncer dans une abondante végétation, tout à fait au fond, vous entendez la plainte éternelle de l’eau qui chute et vient frapper les gros blocs de granit tombés là, pêle-mêle, depuis la nuit des temps. Pénétrez, en file indienne, dans une fantastique allée couverte. Les longs et très hauts bras des manguiers et des kapokiers centenaires vous offrent le spectacle d’un ciel de lit digne des meilleurs romans noirs.

- Imaginez vous là, le soir venu, où rien ne ressemble à ce que vous avez vécu, ni les gens, ni les odeurs, ni même la couleur du ciel et le goût de l’eau, lorsque la nuit moite vient s’enrouler autour des longues branches noires et tordues. Un oiseau de proie fait son bruit, un peu sinistre, bref et lugubre.

Au loin un tam-tam en appelle un autre, ils se parlent, et dans les hautes herbes sèches, juste derrière vous, le bruissement furtif d’un animal qui vous observe. Les insectes par milliers crissent, et les crapauds buffles aboient. La rivière que l’on ne distingue plus, frémit sous l’ondulation des crocodiles sournois et des grands serpents. La nuit vient d’avaler la dernière heure du jour. Et il se passe des choses bizarres, effrayantes. Ca rode partout.
Vous courez dans les hautes herbes, les jambes toutes griffées, le cœur battant.Puis brutalement tout devient silencieux et vide. La nuit, dans le silence, brille encore plus. Les arbres sont immenses. Les branches dans le ciel serpentent en de mortelles tentacules géantes.
Vous frissonnez.
C’est la peur.
 La peur ça fait battre le cœur trop fort.
« Il faut que je parte, il faut que je cours encore, avant qu’il ne soit trop tard » pensez-vous…

Bref. Au bout de l’allée, escaladez (c’est un peu sportif) la falaise par la droite pour découvrir au sommet la timide Koba qui aime tourbillonner et faire ses bulles dans de grandes vasques creusées dans la pierre par la main du temps. Continuez votre promenade.
En marchant très lentement dans le lit de la rivière, écoutez la chanson de l’eau. La forêt galerie est belle et la fraîcheur agréable. Les larges feuilles des arbres laissent tomber des étoiles qui dansent et scintillent sur l’eau lisse et calme. On s’enfonce un rien dans le sable et la vase. Ca sent le fleuve. Un parfum d’aventure. Comptez deux trois heures pour profiter de votre balade et de vos découvertes. Soyez prudents si vous décidez de vous baigner dans les vasques; elles sont très glissantes.
Et pour tout dire, en saison sèche, la Koba n’est guère généreuse.Mais le spectacle est ailleurs.

Les dômes de Fabédougou sont si proches que vous pourrez même vous y rendre par le haut des cascades. C’est d’ailleurs une très plaisante balade. En pleine brousse, à votre rythme, marchez une bonne vingtaine de minutes et vous apprécierez, dans le silence, les dômes d’un point de vue original. Ici, l’érosion amicale de l’eau et du vent a buriné les paysages pour creuser et sculpter les ocres des grés millénaires.
Vous voilà au cœur d’un canyon. N’hésitez pas. Escaladez
Escaladez...

. Tout en haut, un peu essoufflé…c’est beau. Le vent doucement viendra vous caresser pour vous offrir le plaisir d’une fraîcheur méritée... Alors, écoutez le silence qui sort de la terre. C’est magique!.

Pour cette belle balade: prévoyez une à deux heures.
Bien sûr, vous pourriez aussi visiter les dômes en repassant par le bas des cascades. C’est à trois kilomètres à travers la fraîcheur des champs de cannes à sucre. Visite payante.
N’oubliez jamais d’emporter suffisamment d’eau fraîche. Il fait rapidement soif. Une bouteille au moins par personne. Le soleil n’est pas toujours votre ami. Méfiez- vous en, protégez vous.
Les dômes de Fabédougou, un soir d'avril.

Le lac de Tengrela, au départ de Banfora, direction Sindou, par la piste, comptez 9 km. C’est facile, c’est tout droit.

Vers Sindou. Vous pénétrez au cœur du pays Sénoufo. A 50 km de Banfora. Aujourd’hui la piste
«directe» est en bon état (grâce à la récente visite électorale du Président Campaoré). Mais vous pourrez aussi passer par la belle forêt de Toumousséni Arrivés à Soubaganiédougou tournez à droite, direction Douna-Sindou. A Douna n’oubliez pas de vous rendre jusqu’au barrage. Prenez-y l’air sur la digue. Après une heure de piste, un vrai bon bol de vent, ce n’est pas si mal. Le paysage vaut le coup d’œil, les hautes falaises à l’horizon, au bout du lac, viennent encore ajouter à la beauté du lieu. Continuez par Tourni. Vous êtes en brousse. Vraiment.
C’est beaucoup plus original d’arriver sur Sindou par ces pistes détournées, praticables en toutes saisons.A Sindou, découvrez les lieux « sacrés », quelques ruines et traces des premières habitations. Là aussi le temps s’est amuser à décorer et à sculpter le paysage avec de drôles de cheminées tordues. L’imagination fera le reste.
Balade à pied, ascension facile et de courte durée. (1 heure aller et retour).

Sindou vaut le détour, la visite est payante. Les guides sur place sont sympas.
Le village sénoufo de Néguéni, en janvier 1981. (Photo Didier St Marc)

Les falaises de Niangsoroni.Pas vraiment facile de découvrir cette très belle destination si l’on n’est pas bien accompagné. C’est à environ 85 km de Banfora. A Sindou, prenez la direction de Loumana–Baguera. Vous traverserez plusieurs villages authentiques. Arrêtez-vous dans le village des potières de Kaouara. Vous pourrez surprendre dans le clair-obscur des cases rondes coiffées de paille, le tour de main millénaire et magique des potières puis entrevoir, chemin faisant, les vannières ridées qui, terrées au milieu de champs arides, tressent leurs paniers sous le rire et les pieds des enfants.

La piste est agréablement ombragée par de très anciens cailcedrats. Juste avant le village de Baguéra, soyez attentifs pour prendre une turbulente petite piste sur votre droite: Direction Niangsoroni.
Votre guide saura ensuite vous conduire au bas des falaises, vers les villageois afin qu’ils vous accompagnent pour la visite de leur ancien village haut perché. 20 minutes de bonne grimpette. Vous prendrez parfois les rochers entre vos mains pour l’ascension. Semi troglodyte le village, abandonné reste secret. Promenez-vous dans un dédale de greniers bien potelés, tachetés de blanc. Les vestiges sont suffisamment présents pour attester que ce village caché grouillait de vie. Accrochées aux flancs de la falaise, les cases aux murs ocre sculptés ressemblent à celles des Dogons. Imaginez la vie au quotidien.
Grenier royal (village niangsogoni)

Mais pourquoi, me direz vous,...
aller planter un village dans un endroit si peu accessible ?
Les Ouaras vivaient dans la plaine et savaient résister aux razzias et aux rapides coups de main meurtriers des Senoufos. Mais le rythme et la violence des agressions augmentaient. Les attaques se faisaient de plus en plus dévastatrices. Pour les paisibles paysans Ouaras, trop peu nombreux, il devenait de plus en plus difficile de lutter à armes égales avec les farouches guerriers Senoufos, qui pour mieux organiser leur expansionnisme, venaient par vagues successives enlever dans la terreur, femmes et enfants, tuer les paysans, voler les récoltes, capturer le bétail. C’est ainsi que les Ouaras, plutôt que de quitter leurs plaines fertiles, décidèrent d’aller cacher leurs familles et leurs richesses sous de hautes falaises protectrices, bien à l’abri de la pluie et des mauvais vents d’Est. Caché au creux des reins de la falaise, invisible aux yeux des hordes étrangères, le village, planté tout en longueur, regorgeait de greniers ventrus pour mieux protéger les précieuses récoltes.Même le bétail y avait ses enclos et les enfants leur cour. Seul le coq n’avait pas droit de cité. Son glorieux mais inutile « cocorico » aurait pu provoquer la découverte et la destruction fatale du village. La destination reste encore confidentielle. A visiter absolument. Du village, dans un silence rare et absolu, la vue sur la plaine est magnifique et le vent vient même vous murmurer, au creux de l’oreille, un peu de l’histoire du village.
Niangsogoni

J’allais oublier l’essentiel :

-Là haut, au milieu des cases silencieuses, faites un vœu !

Il se réalisera,.... si vous avez le cœur pur.

Il faut bien compter la journée, en 4x4, pour cette destination.

L’idéal: Partez tôt le matin. Allez directement à Niangsoroni. Au retour, arrêtez-vous dans les villages Ouara, visitez les pics de Sindou, puis rentrez à Banfora avec tous vos souvenirs. Faites un crochet, éventuellement, par Tengrela, pour écouter les hippopotames qui baillent. Le soleil en se couchant, fatigué par sa course folle, embrase le lit de l’horizon. Les blanches aigrettes frôlent les eaux violettes du lac qui s’endort ... Photos.

Les GANS et les LOBIS.
La région des Gans: c’est vers Gaoua. La piste est encore bonne.

Il vous faut compter 3 heures avant d’arriver dans la capitale du pays Lobi, Gaoua.
Chemin faisant vous pourrez visiter une des très nombreuses ruines de Loropéni, (il en existe des centaines), celle dite de Kpokayaga datant du 17ème siècle, à 60 km de Banfora. Mystère sur les ruines du Lobi ? Il s’agit tout simplement d’une enceinte édifiée en pierres sèches par le roi Toukpa, neuvième roi dit Kpanagi-mi-ha. Il avait apporté beaucoup de soin à l’édification de cette belle muraille de protection et la tradition orale rapporte qu’il avait apposé sa main gauche sur le crépi du mur à l’ouest de l’ouvrage, en guise de signature. Il a voulu y transférer la capitale qui était à Obiré. Mais les ancêtres après consultation des devins ont refusé leur accord. Peu après ce refus le roi tombe malade puis décéde rapidement. Cependant quelques personnes y auraient habité une ou deux décennies mais de nombreux décès inexpliqués et successifs ont amené les habitants à quitter l’enceinte, concluant qu’elle refusait d’être habitée. Ce qui lui valu l’appellation gan de Kpokayaga, c’est-à-dire « village qui a refusé d’être habité ou maison du refus » Selon la croyance populaire, on verrait dans cette ruine un serpent en or, notamment le lundi et le vendredi, vers 19 heures et / ou 3 heures du matin
(point G.PS : 10°18’37’’ N / 003°33’39’’ W / 090)

A Gaoua, prenez contact avec le guide de l’hôtel Allah, demandez lui, il vous racontera les Gan.
-Le musée du Poni, est planté au sommet de la colline qui surplombe la ville.
Malheureusement son contenu se dégrade et une partie de l’Histoire visible des Lobi est entrain de disparaître.

Les photos deviennent de plus en plus rares et abîmées; Madeleine Père, religieuse de la Société des Filles du Cœur de Marie, à l’origine de la vulgarisation de la Culture Lobi, doit se fâcher. Décédée en 2002, elle laisse derrière elle un énorme travail de recherche et une magnifique bibliographie sur les Gan, les Lobi et leurs cultures ancestrales.
Il faut, pour s’en convaincre, lire son dernier ouvrage, un pavé de 544 pages

« Le Royaume Gan d’Obiré » Editions Sépia. 2004.

Visitez le musée avec Claire. Formée par Madeleine, Claire la bien nommée, vous éclairera sur tous les détails de la vie de tous les jours.

Vous serez certainement amusés par toutes ses anecdotes.
On quitte le musée en ayant l’impression d’être plus intelligent. Ce n’est déjà pas si mal.
Tout autour de Gaoua visitez, avec une lampe torche et un guide, les sukalas, sortes d’habitations forteresses. Logements de type évolutif, suivant l’accroissement de la famille.
-Voir aussi à Doudou le marché de l’or. C’est à 15 km de Gaoua. Tous les cinq jours. Seules les femmes peuvent chercher l’or et en faire la prospection.
Faites vous raconter le rôle des fétiches et toutes les interdictions liées à la possession de l’or.

L'histoire, les histoires la géographie et tout le reste c'est bien beau.

MAIS FAUT PAS OUBLIER QUE VOUS ETES SUR LE SITE
DE L'HOTEL CANNE A SUCRE
Pour vous accueillir à Banfora L'Hôtel Canne à Sucre,

(c'est du déjà vu.Faute de grives..)

Tout à côté…
Dans un autre jardin fleuri plus rustique très authentique, sont éparpillées sous l’ombre violette des manguiers, cinq jolies paillotes rondes aux toits de paille, toutes très confortables, bien agencées, quoique spartiates (trois sont climatisées les deux autres simplement ventilées).
Les murs en crépi jouent avec les ocres et les bruns de Sienne. Venez les découvrir.

L’hôtel restaurant.
Depuis 1994, douze jolies chambres climatisées entièrement équipées : wc, douche ou bain.
Chaque chambre est personnalisée avec des objets authentiques. Le style africain, simple, est de bon goût. Le restaurant terrasse, une grande paillote paysagée, au milieu d’un jardin verdoyant agréablement ombragé, ajoute les plaisirs du palais à ceux de la vie au calme. Appréciez tout le charme discret d’un accueil privilégié!

Les bungalows et la piscine.

Dans un beau jardin qui préfère rester secret et un peu sauvage, derrière un pan de mur en ruine recouvert de bougainvillées multicolores, se cachent deux jolis bungalows discrets.

Les deux bungalows, qui peuvent accueillir chacun 4 à 6 personnes, allient bon goût rustique et grand confort climatisé. Les sols sont carrelés à l’ancienne. Les murs épais crépis de blanc et les fenêtres garantissent fraîcheur et discrétion. Les terrasses de plain-pied s’ouvrent sur le jardin et la piscine réservée aux clients. Les meubles, en bois massif, sentent bon la cire d’abeille. Les salles de bain sont accueillantes et spacieuses.
Le jardin, aux multiples recoins ombragés, abrite une grande et belle piscine aux eaux claires dans lesquelles viennent se mirer les énormes manguiers narcissiques. C’est avec ravissement qu’on se promène entre les ixoras rouge écarlate, les héliconias sucrés, les hibiscus aux couleurs délicates, les lantanas odorants et les lauriers-roses.
La nuit venue les reflets de lumière dans les bosquets de fleurs scintillent et dansent sur la peau de l’eau calme de la piscine éclairée.

Hôtel Canne à Sucre. Banfora. (226) 20. 91. 01. 07.

CULTURE ET SOCIETE * CULTURE ET SOCIETE * CULTURE *

Culture et Société:
Les ethnies:
Le Burkina Faso compte une bonne soixantaine d’ethnies d’importance numérique inégale. Il est difficile de regrouper toutes ces ethnies en "familles". Chacune revendique sa propre personnalité. Les bobo, bwa, gouin, gourounsi, komonos, kurumba, pougouli, sénoufo, turka, semblent être les premiers à s'être installés ici. Plus de 13 millions d’habitants en 2005.
Village Sénoufo Village Ouara, prés de Banfora.
Couple BOBO dans les années 1930.

Les langues:
Au Burkina sahélien on parle le foulfoude chez les peulhs et le tamacheq chez les touaregs. Les langues gour se divisent en dix groupes dont le sénoufo le lobiri et le dogon. Les langues mande sont principalement représentées par le dioula, très utilisé pour les échanges commerciaux et qui fut la langue de diffusion de l’islam.

Arts et artisanat

Beaucoup de beaux bronzes sont réalisés selon la technique de la cire perdue. Il faut remarquer que des bronzes modernes sont actuellement fondus et patinés dans notre région, à la demande et selon les modèles de quelques marchands parisiens avisés.
La sculpture sur bois : les burkinabè seraient parmi les meilleurs sculpteurs d’Afrique noire (on n’est jamais mieux servi que par soi-même). A Banfora, Ouattara Brah, est sûrement le plus doué de sa génération.
Jeune Tisserand

Les tapis, en haute laine du centre artisanal de Gounghin, à Ouaga, sont très cotés, tant pour la beauté de leurs motifs nuancés, que pour la bonne qualité de leur exécution.
La maroquinerie n’est pas en reste. Le Burkina, pays d’élevage, utilise depuis toujours les peaux pour le cuir des sacs et autres accessoires de mode.
Vannerie, Poteries, et tissage sont aussi très répandus perpétuant la fabrication des objets traditionnels de plus en plus adaptés aux exigences du monde moderne et de son art.
Le marché aux poteries à Banfora, le dimanche.

(Je sais, y a une faute de frappe)

Vous êtes presqu'à la fin. Encore deux trois pages et vous saurez ou vous mettrez les pieds en venant chez nous.

En attendant pour retourner à l'accueil c'est LA qu'il faut cliquer !

Comment nous joindre

Retrouvez dès à présent sur notre site Web toute l'actualité de notre entreprise.